Malaise.

Malaise.

Turbo malaise.

Faut-tu être assez dérangé dans ta tête de parent pour te dire que ÇA, c’est correct et normal?

À la limite, faut-tu être assez FUCKÉ dans ta tête de parent pour te dire que faire une une de revue avec ça, c’est une bonne idée.

Sacrament. Je suis sans mots. Profitez-en, c’est rare.

Ailleurs mais pas là-bas.

Ailleurs mais pas là-bas.

J’aurais dû m’en douter; ma maison de rêve s’est avérée être moins de rêve que prévu. Je m’attendais bien sûr à ce que des petits détails m’aient échappés sur les photos, mais je ne m’attendais pas à ce que ça rétrécisse autant.

Moi qui aime les grands espaces — probablement à cause de ma bulle parfois prédominente —, je m’y suis sentie à l’étroit, ses trois étages n’étant plus un argument de vente maintenant que je constatais leur petitesse. Non. Ça ne fonctionnera pas.

C’était utopique de penser que la première maison visitée serait la bonne, mais c’était permis d’y croire. Heureusement, j’y ai rêvé seulement 2-3 jours; ça me confirme qu’il faut visiter rapidement avant de se faire des films.

Ça aura brisé la glace; maintenant on se sent d’attaque pour en visiter d’autres, même si je traîne sur mon dos une minuscule déception qui me fait les regarder avec moins d’intéret.

Première peine d’amour immobilière.

Ailleurs.

Ailleurs.

Je continue de regarder les maisons à vendre, même si je m’étais dit que je le ferais plus. Je suis tannée de payer dans le vide, tannée d’avoir des voisins qui mettent leurs poubelles direct en-dessous de la boîte aux lettres – c’est brillant -, tannée de pas savoir quand est-ce que je vais me faire kicker et/ou augmenter considérablement parce que mon immeuble est à vendre et que je sais pas comment ça va virer, tannée de déjà payer en Hydro ce que ça me coûterait pour une maison; bref, j’ai le goût d’être chez nous, pour de vrai.

Après plusieurs calculs et un fichier Excel, je me rends compte que pour la maison de mes rêves qui est présentement à vendre, ça nous coûterait environ 220$ de plus par mois, soit déjà beaucoup moins que ce qu’on payait individuellement quand on avait chacun notre appart.

Une centaine de piasses chaque, c’est l’équivalent d’une grosse virée shopping, de 6 bouteilles à la SAQ, d’un souper au resto avec vin – ou pas, selon le resto.. 100$, c’est un aller-retour à Montréal, gaz et McDo inclus. C’est le montant minimum que tu flambes chez Ikea – tant qu’à être là! 100$, c’est rien que tu pourrais pas couper de ton budget pour le mettre ailleurs de plus utile.

Je peux diminuer les dépenses shopping, boire des vins à 8$, troquer le resto pour une bonne bouffe à la maison, inviter ma mère à venir me voir au lieu et la loger dans la chambre d’amis que j’avais pas, lui demander d’arrêter chez Ikea acheter ce que je veux et espérer qu’elle me dise “Ah laisse faire ça” quand vient le temps de payer.

Oui, je sais, y’a plein d’autres frais ponctuels que tu paies pas d’habitude qui viennent avec une maison – surtout une qui date de 1926. Mais une fois que ton chauffe-eau est changé, que ta toiture est bonne pour 15 ans encore pis que ta tondeuse pis ta souffleuse sont dans le garage, me semble que…

On va visiter ce soir.

Facetimerie.

Facetimerie.

Avec le iPad, j’ai découvert FaceTime. La seule personne que j’appelle dans’ vie qui l’a, c’est la blonde de mon père, et pour elle, Facetime, c’est THE découverte de l’année. Cependant, ça donne lieu à des situations disons.. étranges.

L’autre jour, je suis dans le salon ben relax, pis le iPad sonne. Je sais que c’est elle; ça peut pas être personne d’autre. Je réponds en hystérie — je sais pas pourquoi je me sens le devoir de parler extra fort avec ça… C’en est suivie une conversation spéciale.

Moi : SALUUUUT!
Elle : SALUT! Je suis avec Benoît! Je voulais lui montrer comment ça marchait Facetime, il vient de s’acheter un iPod Touch! Benoît, c’est Audrey, la fille à Michel!
Benoît : Salut Audrey! Enchanté!
(Benoît, c’est un ami de travail de mon père…)
Moi : Attend un peu là.. T’es avec Benoît pis tu me Facetime en robe de chambre? Y’est où p’pa???
(Les deux partent à rire aux éclats.)
P’pa : Je suis là! (en robe de chambre lui aussi!!)
Moi : Woaah. Je suis pu sûre d’aimer ça, Facetime.

 

Graines de stars.

Graines de stars.

(Bon les pervers qui sont ici à cause du titre, désolée, c’est pas du tout ce que vous croyez!)

J’ai écouté Star Académie hier – à go, jugez-moi! C’est moi où y’a foutrement rien à la télé ces temps-ci? Je vous rassure, dès dimanche prochain je switch à TLMEP, pis je vais virer sur Star Académie juste pendant les invités plates, juré!

Encore une fois, on s’est surpassé dans la sélection des candidats qui font pitié. Une qui a eu un cancer et qui a une jambe amputée – et un très fort accent du Nouveau-Brunswick, ça rappelle Wilfred, ça la rend attachante. Deux autres qui disent avoir eu un passage à vide dans leur vie et qui vont vite faire de nous raconter leur déchéance dans la drogue et l’alcool. L’autre qui a immigré ici parce qu’il était gros et qu’il se faisait intimider – radical comme solution. Je savais pas que tu pouvais obtenir ta citoyenneté avec ce motif-là. L’autre qui a été adoptée. L’autre qui a été adoptée, que sa mère est morte et qui est mère monoparentale – méchant combo celle-là, d’après moi ses chances sont bonnes. En plus elle est Noire et en surpoids; elle incarne tout ce que les gens doivent aimer pour se sentir moins cheap dans la vie. “Ben voyons donc, je suis pas raciste, j’ai voté pour la Noire monoparentale à Star Académie!” comme si ça allait te donner des crédits pour le reste de tes jours.

Y’a aussi celle qui est jeune, mignonne et talentueuse, mais que sa meilleure amie est décédée dans un accident de scooter. Bon, à la question “As-tu des morts dans ton entourage, une maladie, un handicap, quelque chose?” c’est tout ce qu’elle a trouvé. Ses chances sont minces je pense. Pas assez de tristesse dans sa vie.

Sacrament. On peut tu juste se contenter de les écouter chanter? C’est s’investir beaucoup pour qu’on s’attache à eux alors qu’on sait trop bien que d’ici 4 mois, on aura oublié leurs noms. D’ailleurs, je me souviens d’aucun nom; il aurait peut-être fallu axer là-dessus…

Pleeease. C’est assez le cliché, crisse.

Citation.

Citation.

Citation de Noël un peu en retard, alors que ma grand-maman déballait sa nouvelle tablette et ses accessoires. (Oui oui, ma grand-mère est techno! Dur de croire qu’elle a vu les années 30…)

(En sortant le stylet en premier.)
“Hein? Un thermomètre?”
(Après avoir lu sur l’emballage.)
“Ahhh! Un stérilet!”

Crisse qu’on a ri.

Futur.

Futur.

Je déteste quand je remets quelqu’un à sa place en lui disant ce que je pense honnêtement et qu’il me dit “Check ben ça, dans 10 ans je vais avoir mieux réussi que toi dans’ vie.”

Man. Si je te trouve minable maintenant, pourquoi je resterais là encore 10 ans pour valider?

C’est possible que dans 10 ans, t’aies une plus grosse maison, un plus gros char, une job plus payante. Toute se peut. Mais je suis sûre d’une chose par exemple : tu vas juste avoir un plus gros compte en banque, tu seras pas une meilleure personne pour autant.

Pis moi je vais avoir passé ces 10 années-là à me fabriquer du bonheur au lieu de rêver d’avoir de l’argent pour m’en acheter.

Hormonale.

Hormonale.

Une amie au travail est enceinte. Ça fait une semaine et demie qu’elle le sait, et elle est déjà allée deux fois voir le médecin parce qu’elle avait des inquiétudes irrationelles.

Pis après les gens me jugent quand je dis qu’être enceinte, pour beaucoup de filles, c’est comme attraper une maladie mentale…

Sacrament.

Aveux.

Aveux.

Je vous ai déjà parlé de mon chien fou. Mon chien fou qui, depuis 2 ans — soit depuis que je suis déménagée dans cet appart-là —, se transforme en débile léger dès que je quitte la maison en léchant la porte à l’infini, comme si elle allait fondre pour lui permettre de s’échapper.

Depuis une semaine, je l’ai mis en probation et j’ai essayé de le laisser libre dans l’appart toute la journée, en croisant les doigts très fort pour qu’il ne passe pas sa journée à baver sur la porte d’entrée et/ou qu’il ne se venge pas en pissant partout, comme genre, sur le divan. Suite aux judicieux conseils de ma copine dresseuse de canins, je l’ai filmé — le chien, pas ma copine! — avec la webcam de mon portable pour voir ce qu’il faisait en mon absence. Donc depuis quelques jours, quand j’arrive le soir, je m’installe et je visionne un film de 9h30 mettant en vedette mon Bichon, que je fais jouer en ultra-accéléré, évidemment.

C’est la chose la plus drôle que j’ai jamais vue. Un Big Brother version chien, mille fois plus marrant à regarder que des humains.

Ça m’a permis, entre autres, de constater que le chat mange la bouffe du chien — faudrait que je vous mette la cut où on voit clairement mon gros chat penché dans le bol du chien, checkant ses arrières après chaque bouchée pour être sûr que le chien n’arrive pas entre temps. Du bonbon.

Mais ça m’a surtout permis de constater que mon vieux chien fait sa vie normalement — aussi normale qu’une vie de vieux Bichon puisse être — et qu’il est fou en moyenne 10 minutes au total. Je suis ravie.

Le Gars rit de moi d’être aussi fière de mon chien, de passer ma soirée à le féliciter d’être redevenu normal. Il faut savoir que plusieurs fois, j’ai pensé que j’allais être obligée de le faire piquer tellement je savais plus quoi faire avec. De savoir qu’il passait sa journée à être mongole, je trouvais pas que c’était une vie bien agréable pour lui. Mille fois j’ai élaboré des solutions; mille fois elles se sont avérées inefficaces. J’avais perdu espoir. Et là, il se répare tout seul.

Et je continue à le filmer, juste pour être sûre que ça va durer, mais surtout parce que, je l’avoue, j’ai développé un penchant pour les films mettant en vedette des animaux filmés à leur insu. :$

Proximité.

Proximité.

Si y’a une chose que j’haïs dans’ vie, c’est ben d’avoir à cohabiter indirectement avec des voisins que je n’ai pas choisis.

Depuis que le monsieur bizarre est parti, mon proprio a décidé de prendre son appart et de le splitter en deux! Ça veut dire deux nouveaux locataires au lieu de juste un. Ça veut dire deux fois plus de chances de tomber sur quelqu’un qui me gosse.

Mon chez-moi, c’est mon refuge, ma cachette, là où je relaxe et décompresse de tous les irritants naturels de la vie en général; oui oui, à ce point-là!

C’est samedi, il est 10h du matin, pis ma fabuleuse nouvelle voisine – tsé celle qui a un kid un peu hyperactif qui passe ses journées à courir, crier pis jouer à tirer sa balle sur ma porte d’entrée? – elle fait son ménage en écoutant du Sean Paul à tue-tête pis en bardassant tellement fort qu’on dirait qu’elle va défoncer pis arriver tout bonnement dans mon salon.

Soudainement, on dirait qu’un terme de 1000$ par mois me paraît abordable.

Vertueuse.

Vertueuse.

La patience est une vertu avec laquelle je ne suis pas venue au monde. J’avais bien des qualités, en venant au monde : j’étais dodue, mignonne, je dormais tout le temps, mais la patience, ça, j’avais pas ça.

Quand les choses ne vont pas assez vite pour moi, je m’efforce de les devancer. Côté techno, ça se termine souvent par un pressage compulsif sur les divers pitons disponibles.

L’imprimante du bureau me niaise? ENTER ENTER DELETE ESCAPE CALISSE! (Le calisse n’est malheureusement pas un bouton disponible nulle part; c’est juste le son que MOI j’émets quand l’imprimante, elle, me témoigne son mécontentement par des bip bip bip.)

iTunes ouvre pas assez vite? ENTER ENTER CLIQUE CLIQUE CLIQUE BOUM! Y’en a trois qui finissent par ouvrir en même temps, dont deux qui me disent gentiment qu’ils me boudent via leur “(Ne répond pas)”, clairement une version technopolie du “Parle à ma main, bitch.”

En moins d’une heure, j’avais réussi à faire faire un white screen au iPad.

Je sais même plus où je voulais en venir avec ça? J’ai pas tapé assez vite, faut croire, mon cerveau a zappé pendant la pause.