Groupie.

J’ai une drôle de relation avec les vedettes.

Quand je dis vedette, je ratisse large : que ce soit Madonna ou le gars qui fait les nouvelles régionales à TVA, dès que tu passes à la télé — ou même à la radio à la limite — je te considère comme une vedette. (On s’entend donc que pour moi, se faire qualifier de « vedette » n’est pas aussi glamour que ce que semble définir Écho Vedettes.)

Je pense que ce que j’aime pas de ça, quand je croise quelqu’un de connu, c’est que je le connais et pas lui. Je déteste ce sentiment-là dans la vie en général : quand je croise un vieil ami du secondaire que moi je replace parce que j’ai une mémoire des faces phénoménale mais que lui, visiblement, n’est pas doté du même talent, je deviens mal à l’aise et je m’efforce de tout mon être de l’ignorer afin qu’il ne se rende pas compte de mon inconfort. On s’entend qu’une fois sur deux — connaissant mon super talent d’actrice — ça marche pas pentoute et j’ai juste l’air d’une bizarre asociale.

Quand je vais voir un show, jamais de ma vie je vais rester après pour jaser avec l’artiste. Une seule fois dans ma vie je suis allée voir des acteurs dans une loge après une pièce, et c’est parce que j’étais avec une gang d’étudiants en Arts & Lettres complètement exaltés qui voulaient absolument aller féliciter les acteurs. Je suis allée, je suis restée à l’écart, j’ai serré des mains — je ne me souviens même plus qui étaient les acteurs, anyway — et j’ai fui en me sentant sale.

Je me souviens même que quand j’étais jeune, un monsieur qui faisait des pubs régionales de produits naturels restait sur ma rue. Pis crime, je baissais les yeux quand je passais devant chez lui en vélo!

Je me dis que quand t’es une vedette, ça doit tellement être chiant que les gens te considèrent comme un vieux chum juste parce que t’es dans leur TV chaque semaine. C’est pas parce que tu croises quelqu’un chaque semaine à sa job que ça te donne le droit de l’assaillir quand tu le vois dans la rue, de prendre une photo avec et de lui demander si son problème d’alcool est réglé! Les gens sont tellement trop friendly avec les vedettes, tellement intrusifs, que je prends sur mon dos toute la charge d’être « normale » à leur place quand j’en croise une.

Heureusement pour moi, je vis au Saguenay et les vedettes sont loin de courir les rues.

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4 réflexions sur “Groupie.

  1. Arvida en février à 13-14 ans. Faisait frette.
    Alma en février à 22 ans. L’alcool coulait à flots…
    Je devais l’été dernier, mais je compte me reprendre.

  2. Tu viens aux 10 ans, donc? ;)

    En tout cas, si y’a 10 ans t’es allé à Alma, je peux comprendre que t’aies pas vu de boulevard vraiment. Pis y’a 20 ans, t’étais trop jeune pour faire la différence entre une rue pis un rang. Mais je t’assure qu’au SAGUENAY (pas au Lac!) on a des rues, des boulevards, et même une AUTOROUTE! :O

    Te jure.

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