Printanière.

On pourrait presque dire que c’est le printemps. Je sais, officiellement, il est arrivé, mais soyons honnêtes : la véritable date de son arrivée dans nos coeurs correspond rarement à celle inscrite sur le calendrier.

Hier, j’ai pris ma première bière sur le patio, au soleil. Bon, j’avais mon foulard et mes gants, mais j’ai quand même pris une bière sur le patio!

Depuis que j’ai fait le turbo-plein de vitamine D à Cuba, je me sens bien, je me sens mieux. Faut croire que l’hiver me rentre vraiment dedans, de plus en plus fort chaque année. J’ai besoin de soleil pour vivre, besoin de lumière pour me sentir bien. Je ne suis pas faite pour nos températures, et c’est là que je réalise que vivre à Londres pourrait éventuellement me pousser au suicide. À retirer de ma wish-list de trucs à faire avant d’être vieille.

Au printemps, j’ai envie de plein de projets. Je me dis que les cours, c’est pas si terrible, que je pourrais prendre une session d’été, peut-être. Qu’on pourrait faire de la cuisine collective avec 2-3 couples d’amis, histoire d’être hippies mais pas trop. Que je pourrais m’impliquer dans le jardin communautaire de mon quartier, aussi, et parrainer une poule qui me donnerait des oeufs tout l’été, histoire d’être un peu plus hippie mais juste assez. Je me dis que je pourrais adopter la petite minette qui traîne sur notre patio depuis des semaines, que j’apprivoise un peu plus chaque jour en cachette de mon chum, dans l’espoir d’éventuellement la faire entrer dans la maison pour de vrai, ni vu ni connu. Je me dis que j’aurais besoin de m’acheter un casque et des souliers d’escalade, pour aller grimper sur de la vraie roche, histoire d’assouvir mon côté p’tit gars et de revenir de là les jambes pleines de prunes mais la tête vide de tout. Je me dis que je voudrais essayer de commencer le jogging, aussi, parce qu’être dans les rues l’été, j’adore ça, mais que marcher, c’est trop pépère. Je me dis que je vais profiter de l’été le plus possible, déjeuner sur le patio chaque matin que le soleil le permet, souper dehors chaque soir plus doux, en sachant très bien que tout ça va clairement me faire sombrer tout doucement dans le vice de l’alcool au quotidien et de la cigarette.

Apprécierait-on autant l’été si on n’avait pas l’hiver?

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2 réflexions sur “Printanière.

  1. En autant que tu fais des cuisines collectives, Guylaine Tremblay ne se joigne pas à vous, ça va être correct!!!

    Désolée, elle me tape royalement sur les nerfs dans Unité 9… (pis dans l’annonce qu’elle fait des cuisines collectives…je trouvais que mon commentaire n’aurait pas rapport si tu n’avais pas vu la pub)

  2. Hahaha oui j’ai vu la pub! En fait moi ce qui m’a tapé sur les nerfs dans cette pub-là, c’est plus que ça t’envoie vers un site qui parle supposément de cuisine collective, alors qu’une fois rendu là tout ce que tu vois c’est des pubs de Iögo et absolument zéro matériel utile à la cuisine collective. Ben beau en faire la promo, mais donnez-nous des recettes, des trucs, quelque chose! lol

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