Irritants.

Facebook peut parfois regorger d’irritants divers. Heureusement pour moi, j’achève de faire le tour des gens qui m’irritaient et que j’ai supprimés ou masqués lorsque la suppression n’était pas envisageable (genre, ma tante qui m’envoie de invitations de Casino Slots ou un quelconque autre jeu débile). Malheureusement, il reste encore des gens que je ne peux pas moralement supprimer ou masquer de peur de les froisser, comme des collègues de travail ou des amis proches que j’aime mais qui font une utilisation vraiment poche de Facebook.

J’ai une amie qui share tout ce qui prend la forme d’un avertissement. J’explique. Vous vous souvenez, en 1998, on recevait des e-mails du genre « Faites attention, les voleurs ont trouvé une nouvelle façon de voler votre véhicule! Ils se tiennent au poste d’essence et.. » blablabla. Ça vous dit quelque chose? Eh bien l’équivalent facebookien de ça, c’est le share. Des alertes au pédophile, des enfants recherchés en Nouvelle-Zélande, des maladies rares que tu peux attraper en pilant sur une roche dans le Sud, un rappel sur la soupe Campbell, tout y passe. Elle share des affaires vieilles de 8 mois qui sont probablement déjà réglées à l’heure où on se parle. Pis ça c’est quand elle share pas des pensées inspirantes, genre « La rivière perce le rocher non pas par sa force, mais par sa persévérance. » Tabarnak. Si je pouvais rouler des yeux par écrit, c’est à ce moment-ci que je le ferais. Deux fois plutôt qu’une.

Y’a aussi les p’tites mères, qui bombardent ton Facebook de statuts de gastro et de photos d’enfants sales. Grâce à elles, je sais ce qu’est le pied-main-bouche et le faux croup, deux noms de maladies que j’avais jamais entendus de toute ma vie. Je sais aussi qu’un enfant qui mange un Fudge, ça peut se salir en tabarnak, pis ça honnêtement j’aurais pu vivre sans le voir. Ton enfant sur Facebook, ça nous dérange pas de le voir, mais propre stp; sa morve, son caca, son souper autour de la bouche.. garde ça pour tes photos perso, nous, ça nous lève le coeur un peu.

Y’a aussi celles qui publient des photos de leur enfant avec une légende au « je », comme si c’était l’enfant qui avait écrit la description. Ça là, non. Juste NON. Déjà que je suis pas sûre d’aimer l’idée de mettre des tooooooonnes de photos de ton enfant sur Facebook (non mais c’est vrai, irais-tu afficher des dizaines de photos de ton enfant sur le babillard à l’entrée du IGA? Non. Ben dis-toi qu’il y aurait moins de monde qui le verrait là que sur Facebook. Penses-y.) si en plus tu lui donnes une voix qu’il n’a pas, je suis désolée, mais je décroche. Si t’écris « Aujourd’hui je suis allée au Parc avec ma cousine Léa! » c’est une chose. Si t’écris « Aujourd’hui, mes parents et moi allons m’acheter une belle balançoire parce que j’ai été très sage et que je suis une bonne fille! », câlisse que tu pousses le jeu trop loin. Ton enfant, s’il savait formuler une phrase, ne dirait jamais ça. JAMAIS. Arrête. Il va te détester pour ça un jour.

Y’a aussi ceux qui font tout ce qui a été mentionné dans le précédent paragraphe mais en changeant « enfant » par « chien » ou « chat ». Pathétique exposant 2.

Y’a aussi les chialeux, ceux qui ont jamais rien de positif à dire, qui chialent quand il neige, quand il fait chaud, quand il pleut, quand il vente. Ils ont pogné un ticket, attendent à l’urgence, ont perdu le courant, leur toilette a débordé ou Super C avait pu de côtelettes de porc en spécial, name it, leur vie c’est tout le temps d’la marde. Pis ils jugent bon d’en parler sur Facebook parce que, c’est bien connu, des chialeux ça se tient avec des chialeux pis ça aime le réconfort.

Y’a ceux qui, au contraire, nagent toujours dans le bonheur. Chaque statut se termine sur une note qui pue la p’tite vanille française, genre « Eh que c’est donc bien fait la vie quand même! » ou encore « Maudit qu’on est heureux quand on s’aime! » J’ai rien contre le monde heureux, au contraire. Je me dis juste que ceux qui se sentent le besoin de le beurrer à’ grandeur comme ça sont souvent pas SI heureux que ça, pis c’est avec ceux-là que j’ai de la misère.

Je pourrais en énumérer plein d’autres.. L’égocentrique qui met plein de photos de lui. Le nébuleux qui publie des statuts flous dans le but d’attirer l’attention. Le foodie qui se sent le besoin de nous montrer tout ce qu’il ingère. Le jet-set qui adore se tager partout où il va, même si c’est chez le podiatre. L’auto-destructeur qui parle contre ses collègues ou sa job alors qu’il affiche ouvertement le nom de son employeur dans ses infos. Le politico-engagé qui share des articles sur la souveraineté pis qui like des statuts du Parti Québécois. Le sportif qui a linké ses applications sportives et qui nous partage ses runs de vélo. Le naïf qui share des articles du Journal de Mourial et qui comprend pas que c’est un canular. Le frustré qui se chicane en commentaires dans un post de TVA Nouvelles (celui-là il mérite un facepalm plus qu’un roulage d’yeux!)

Bien sûr, il y a des non-irritants, du positif sur Facebook. Mais en quoi ce serait intéressant de les relater? Je l’ai toujours dit, le comportement humain me fascine; Facebook, c’est comme un gros laboratoire d’observation. Des fois j’en suis désolée, d’autres fois moins, mais chaque fois je me dis que l’humain est une bien drôle de bibite intelligente.

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3 réflexions sur “Irritants.

  1. Vous savez, chère petite Audrey, je ne comment pas tout vos posts mais je les lis au fur et à mesure.. Quand j’ai lu celui-ci au début du mois j’ai esquissé un sourire et je me suis demandé combien de vos lecteurs (et lectrices surtout) pourraient peut-être se reconnaitre dans les personnes qui publient vos « irritants » sur Facebook et si elles auraient le « guts » d’essayer de se défendre, de se justifier, de relativiser, de vous dire « pourquoi tu lis d’abord?! », etc.

    Maintenant 10 jours plus tard, aucun reply… hum… Ou bien le post n’intéresse personne, ou bien c’est les vacances et tout le monde est déconnecté du net temporairement ou bien, elles ont été touchées et vexées… Cette dernière idée continue de me faire sourire. Hi! Hi!

    Eh puis depuis, avez-vous remarqué moins d’irritants sur vos entourage-facebookien?

  2. Dans mon cas, comme je n’ai pas 200 amis Facebook (41 en fait) je ne suis pas vraiment ennuyé par ce que tu décris. Cependant, il y a toujours dans les options la possibilité de masquer certaines publications.
    Aussi, il est intéressant de savoir comment Facebook laisse apparaître les publications dans notre fil de nouvelles. C’est expliqué ici et j’ai compris pourquoi certaines publications d’amis n’apparaissaient jamais dans mon fil de nouvelle. Voici le lien :
    http://bit.ly/1grGlOr

  3. Des semblables : Je crois en fait que peu de gens ont lu.. Ou peu de gens ont quelque chose à ajouter. J’avoue que ce type de post a été fait 100 fois. Milles excuses pour mon manque d’originalité! ;)

    Et puis oui, il y a moins d’irritants dans mon entourage facebookien considérant que les vacances sont terminées et que j’ai moins de temps à y consacrer, heureusement! ;)

    Cosmopolite : Em effet, j’utilise beaucoup la fonction « masquer », ça m’aide beaucoup! ;) Mais il y en a toujours qui échappent aux mailles du filet!!

    Intéressant cet article! Je vais tenter de prêter attention aux actualités de mon fil afin de voir s’il y a réellement un tri naturel qui se fait!

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